A la BNF…

Photo. Rédaction paradarius

Vendredi 18 mai 2018, 7H45. J’arrive devant le lycée. Toute excitée, je rejoins ma camarade de classe et on imagine comment va se passer la sortie. La professeure principale de SMS (sciences médico-sociales) et le professeur de français qui nous accompagnent arrivent et font l’appel. Malheureusement il manque deux élèves. Je me dis que c’est triste car ils vont vraiment rater quelque chose d’extraordinaire.

On prend le bus 47. Les places du fond sont libres, alors nous les occupons pour mieux nous regrouper. Tout le monde est un peu stressé, et moi encore plus car je vais monter sur scène pour la première fois et faire un discours devant d’autres lycées et le jury. Mais j’essaie de me calmer et de profiter de l’instant. Puis on prend un autre bus, le 62. Cette fois, tout le monde est éparpillé car il y a un monde fou. On descend du bus et un soleil éclatant nous accompagne jusqu’à la bibliothèque. Les tours en forme de livre, nous mettent tout de suite dans l’élément. Une dame nous  conduit devant la salle où la remise des prix va avoir lieu. Je ne sais plus quoi dire. C’est comme si j’entrais à l’intérieur d’une grande université. Il y a déjà quelques personnes, arrivées avant nous. Le stress reprend le dessus mais, heureusement, les professeurs réussissent à nous apaiser. La salle ressemble à une salle de théâtre, de cinéma. Elle est un peu sombre. Nous sommes à peine installés qu’un des membres du jury commence à parler. Il explique comment va se dérouler la journée. En début de matinée les maternelles, les primaires et, enfin, les collégiens et les lycéens. Une fois les maternelles et les primaires passées, on a droit à une petite pause. Dans la salle il ne reste que les collégiens et les lycéens. Les collégiens passent. Ils reçoivent leur prix.

C’est à notre tour maintenant. Les premiers lycéens passent. J’ai l’impression que les minutes durent des heures. Un des membres du jury prend le micro et annonce le nom de mon lycée. Une montée d’adrénaline me submerge. On descend les escaliers telle une équipe de foot qui entre sur le terrain. Nos professeurs et la salle nous encouragent. A peine montée sur scène, je vois le micro se balader entre les mains de mes camarades comme si c’était un ballon. Je le reçois comme si j’étais seule devant les cages et que tout le monde me fait confiance. Je n’ai plus qu’à tirer. Mes mains et mes jambes tremblent. Je commence à lire et tout se fait naturellement. A la fin du discours les applaudissements me montent jusqu’au cœur. Le jury annonce que nous avons un 1er prix. Je me tourne vers les professeurs. On peut lire la fierté sur leur visage. Et nous, on est vraiment très contents.

Après avoir pris une pause et visité la bibliothèque, le professeur de français nous accompagne jusqu’à la sortie, on se dit au revoir et nos chemins se séparent entre la foule. Par Maroua B. 2ASSP1.

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Un 1er prix pour paradarius

Ce vendredi 18 mai 2018, dans le grand auditorium de la BNF François Mitterrand, nous avons reçu un 1er prix au concours de journaux scolaires MEDIATIKS de l’académie de Créteil, dans la catégorie médias numériques, récompensant nos écrits de jeunes reporters. Madame Lounis et Monsieur Collignon nous accompagnaient et nous avons pris un bain de soleil entre les quatre grandes tours. Une journée merveilleuse.
​Oui, les élèves de 2ASSP1 sont heureux ! On ne vous le cache pas.
Merci beaucoup chères lectrices et chers lecteurs pour vos commentaires, vos encouragements.

On vous dit à bientôt.

Photo. Rédaction paradarius
Et pour voir le diplôme, faut cliquer sur le lien ci-dessous, c’est pas dur

Explorer paradarius

Nous sommes les secondes ASSP1

Nous avons écrit des articles sur nos expériences pendant les stages en milieu professionnel. Pour trouver de l’inspiration, nous avons lu les articles des anciens élèves. Ces articles nous ont aussi aidés à nous préparer psychologiquement aux futurs stages parce qu’on ne savait pas trop à quoi s’attendre et on appréhendait, un peu. Même si on était plutôt impatient.e.s.

Maintenant, nous l’avons fait, ce premier stage. Nous avons vécu de nouvelles expériences : faire des changes, moucher des enfants, encadrer un groupe agité à la cantine et un peu partout, apprendre à avoir de l’autorité, s’occuper d’enfants malades.

Parmi nous, certain.e.s ont été ATSEM, animatrices, auxiliaire de puériculture, responsable d’équipe. Nous avons vécu beaucoup d’émotions et de sensations. Colère, tristesse, joie, peur, anxiété, dégoût, fatigue, bonheur.

Tout cela, nous avons essayé de vous le faire partager sur ce blog. Ainsi vous pourrez découvrir différentes situations professionnelles. Faire un bonhomme de neige. Faire le ménage. Faire des pizzas. Danser. Faire des gâteaux. Inviter les parents à goûter avec les enfants. Organiser un prix littéraire. Fêter le nouvel an chinois.

Notre filière consiste à être auprès des petites et des grandes personnes, à les accompagner, les aider à s’accomplir, se réaliser. C’est ce que nous tâchons d’apprendre pendant nos stages.

Bonne lecture et à bientôt pour de nouvelles aventures

Au beurre noir et gonflé…

Photo Johanna C.

Vendredi 9 février 2018. 7 h. Je commence ma journée par le nettoyage du sol avec un ballet, et des tables, avec une lavette et du désinfectant . Lorsque que j’ai terminé, je répartis le matériel pour les différentes activités sur les tables. Quand tout cela est fait, je redescends en bas pour accueillir les enfants qui viennent à l’accueil du matin.

Vers 8 h15, je monte dans la classe avec la maîtresse et l’ATSEM pour accueillir les enfants. Quand E***, habillé d’un pull orange et d’un jean bleu, arrive dans la classe, je remarque, sous ses cheveux bouclés, qu’il a un œil au beurre noir et gonflé. Je m’approche donc de lui et lui demande :  « Comment est-ce que tu t’es fait ça ? » Il me répond qu’il a fait une bêtise à la maison et que son papa l’a tapé avec un chausse-pieds. Je suis très surprise de ce qu’il vient de me dire. Je préviens la maîtresse. Elle me demande d’aller chercher de la glace pour faire dégonfler son œil. Texte et photo par J.C

La journée des crêpes

20180202_140440J’étais dans une école maternelle, à Vitry. Dans cette école, ils ont une tradition : chaque nouvelle année ils font des crêpes pour toute l’école. Les parents participent aussi. Il y a des parents qui apportent de la  farine, de la confiture, du Nutella et des parents qui viennent pour faire cuire les crêpes.

Après avoir nettoyé les locaux je suis allée dans la salle de repos, vers 8h30. La directrice préparait la pâte. Je lui propose mon aide. J’ai préparé plus de trois bols de pâte. Ensuite je l’ai accompagnée dans le gymnase où on a branché trois crêpières. Après la cuisson, j’ai tartiné les crêpes et les élèves sont venus. Ils ont pris  deux crêpes chacun. J’étais émue de partager ce moment avec eux. Texte et photo par  Samirah K.

Au revoir bouleversant

E96A775C-7348-47A5-8E61-A500E9A9F81AC’était le dernier jour du stage .

Je me suis rendue dans chaque classe pour dire au revoir aux professeurs et aux élèves. Une classe était sous le préau. C’est là que j’ai pu apercevoir une élève, elle a 3 ans, que j’appréciais. Elle est en petite section. Soudain le hall s’est rapidement rempli à l’arrivée des parents. Je me suis approchée d’elle et très vite nous avons été encerclées par les enfants et parents. Les bruits, les cris quand ils aperçoivent leurs parents. Les cris  quand ils sont heureux. Les pleurs  de tristesse. Les rires entre copines. Les chuchotements pour garder leurs secrets. Je l’ai prise dans mes bras. Elle était souriante, agréable à regarder. Ses yeux brillaient. Je lui fais un bisous, délicatement, sur la joue, et je la dépose au sol. Elle repart jouer sans même se retourner. Je comprends qu’elle m’oubliera dès le lendemain. Je suis triste de me dire que je ne la reverrai pas.

Pendant le stage, il faut savoir gérer ses émotions, pour soi-même, pour les enfants. Texte et photo par Kadiatou K.

Pas de tablier…

unnamedTout commence le 14 février en classe de petite section, il est 10h30 nous organisons une  activité pochage avec un groupe de 6 enfants. Les enfants ont pris leur tablier pendant que nous préparons la table pour l’activité. Puis les enfants sont venus s’asseoir autour de la table. On leur explique comment tenir l’éponge, comment utiliser l’encre.

Ensuite ils commencent. Nous les aidons à bien tapoter l’encre sur la feuille. Mais, pendant l’activité,  il y a une enfant qui pleure. Aucun adulte ne va la voir. Je prends donc l’initiative d’y aller. Je lui demande pourquoi elle pleure. Elle me dit qu’elle n’a pas de tablier. C’est pour cela qu’elle pleure. Alors je lui trouve un. Par kadiatou S.

 

 

Le cri perçant d’un enfant

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Photo Clara.T

Je suis dans la cour de l’école maternelle Vallée aux renards avec les enfants. Ils ont entre 3 et 6 ans. Il est treize heure trente. Ils jouent au foot-ball . Je suis assise sur un banc marron avec deux enfants à côté de moi. Une fille et un garçon. La fille porte un t-shirt blanc, un jean bleu,  un cache-cou noir, une doudoune rose et des moufles noires. Elle est blonde aux yeux noirs. Une coupe au carré. Blanche de peau. Le garçon est habillé en t-shirt orange, jean noir, doudoune kakie, écharpe bleue au cou, et des gants. Je regarde les enfants jouer au foot et d’autres jouer à « c’est toi le chat ». Ils crient, dansent, rigolent. Ça me fait plaisir de les voir comme ça.

Je suis concentrée. Je regarde les enfants jouer, quand soudain j’entends le cri perçant d’un enfant. Tout de suite, j’ai le cœur qui bat, vite. Je cours vers l’enfant qui crie, et je vois un petit qui doit avoir 4 ou 5 ans, au sol. Je vais voir ce qu’il a, et quand je m’abaisse à sa hauteur, je vois du sang sur son jean blanc. Je le prends dans mes bras et tout de suite il se calme. Je l’emmène voir la directrice et lui explique la situation. Elle me dit qu’il faut désinfecter la plaie et mettre un pansement.

Cinq minutes plus tard, j’ai fini de lui mettre le pansement et je l’emmène se reposer au dortoir. Par Fatimata N.

ATSEM pour une demi-journée

Photo – Clara T

Arrivée dans la structure, je monte les escaliers pour aller me préparer. J’attends 5 minute puis redescends les escaliers pour me diriger vers la troisième porte du couloir que j’ouvre. Je découvre la salle, vide, sans jeu, sans étiquette. Je me sens inquiète car les enfants vont arriver. Je me dépêche de tout installer et de passer un coup de balai car dans la salle il y a des papiers et des paillettes par terre. C’était très salle, ainsi les enfants auront des endroits propres où jouer.

Après ce moment où je passe mon temps à courir, les enfants arrivent en souriant, en découvrant leurs tables pleines de legos, de feuilles et de feutres pour dessiner de magnifiques bonhommes. Les voyant s’amuser, je prends un feutre et m’installe à côté d’eux. Je me mets à dessiner une magnifique fresque avec pleins d’animaux entourés du prénom des élèves que j’offre en cadeau à ma classe préférée. Par Clara T.

Un petit problème qui devient grand

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Une petite fille…des lunettes roses…de petite taille et des cheveux  attachés. Elle a un  caractère un peu agité mais parfois  elle est calme. Intelligente mais pas trop sûre d’elle et de ses capacités. Elle me ressemble un peu, les seules différences sont les yeux et les cheveux. J’ai des petits yeux, pas elle, mes cheveux sont lisses, pas les siens.

Maintenant, c’est l’après-midi, après le temps calme des enfants. Je suis assise à une table avec six enfants qui font de la peinture. Je m’aperçois de quelque chose de bizarre. Je me retourne et j’observe F***. Elle tourne en rond, sans arrêt. Au début j’hésite à aller lui parler mais je décide de lui demander si tout va bien. Elle me répond que « oui », tout va bien. Alors je la regarde de haut en bas et je vois que ses vêtements  sont mouillés. Je décide prévenir sa maîtresse qui me dit que c’est normal, que ça lui arrive souvent. Elle me demande d’aller avec elle aux toilettes pour l’aider. Pendant que je l’aide, je vois qu’elle est un peu triste. Je lui assure que ce n’est pas grave et que ça peut arriver à tout le monde.

Ce qui devient une inquiétude c’est que ça lui arrive souvent de faire pipi « sûr elle »  et elle se sent gênée quand ça lui arrive. Là, j’ai envie de lui faire un câlin. Lui expliquer que c’est normal de ce sentir mal à l’aise.

Ce cas peut être une alerte. Quand un enfant n’arrive pas à se retenir, cela peut devenir un  problème  médical. Cela s’appelle de l’énurésie. Texte et photo par Mayara K.