L’accrobranche, un véritable travail d’équipe

Photo. Sabine M.

Lorsque nous sommes arrivés à l’accrobranche, nous avons mis nos harnais puis avons suivi les moniteurs du secteur pour qu’il nous explique comment faire. Je dois avouer que c’était très drôle de partager ce moment avec mes coéquipières. Dans un premier temps nous commençons par la petite tyrolienne. Là, au moment de grimper, l’une de mes camarades a peur. Nous l’encourageons comme on peut. Trois minutes plus tard, elle se lance et, finalement, elle est contente d’avoir dépassé sa peur. Plus tard nous marchons jusqu’au parcours vert. Les obstacles sont plus compliqués que prévus. Cette fois, tout le monde à peur, et moi aussi.

 

Durant la semaine de professionnalisation, lors de notre sortie accrobranche, le travail d’équipe m’a appris que lorsque des gens sont en difficultés, il faut les aider. Quand on commence un parcours avec son équipe, on doit le finir, jusqu’au bout. Si tes camarades d’équipes ont des problèmes, les mots peuvent aider. Il faut les encourager à faire de leur mieux. Par Clara.T.

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Seul, dans son transat

Photo. Elodie C.

Qui sommes-nous ? Nous sommes Océane et Elodie, élèves au lycée Darius Milhaud, en 2ASSP1. La photo a été prise le 27 septembre 2017 dans la salle 102bis de notre professeur Madame Hassouni. Nous avons pris une photo d’un nourrisson (mannequin), avec notre téléphone portable. Nous avons eu un coup de cœur pour ce nouveau-né. cette photo parle de notre vocation pour aider les personnes (nourrissons, enfants, personnes en situation de handicap, personnes âgées etc…). Nous avons eu un coup de cœur pour ce nourrisson qui était dans son transat, au fond de la salle, seul, dans le noir, sans bruit. Du coup nous avons décidé de le prendre en photo pour le blog paradarius. Cette photo nous donne envie de prendre soin de ce bébé, en le lavant, en le changeant. Par Elodie C. et Océane H.

Le plastique devient vivant…

Photo Mahissa S.

Au début du cours Madame H*** (professeur de biologie et d’ergonomie/soins) nous a demandé de nous laver les mains avec précisions, propreté et avec les bons gestes. Puis elle nous a évalué.

En classe nous apprenons la manière dont on utilise et manipule les mannequins. On doit le tenir avec douceur, légèreté et on doit le porter comme s’il était vivant. Quand je porte ce faux nourrisson, j’ai l’impression que le plastique devient vivant.

Au fond de la salle de classe, tout le matériel est bien rangé. Les mannequins, les machines à laver, des changes. Tout pour faire semblant. On se croirait dans une vraie maternité. Les mannequins me font peur parce je ne suis pas habituée à en voir autant. Je me sens étouffer, observée par eux. Dans la classe il fait assez froid. Les élèves sont agités, excités d’avoir manipulé des mannequins, peut-être.

Quelques instants plus tard, Madame H*** demande le calme. Tout le monde se tait et s’assoit pour poursuivre le cours. Par Mahissa S.

Règles d’hygiène

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Photo – Mylia M.

 

Dans ma salle de soins et d’ergonomie, j’ai pris en photo un mannequin hospitalisé. S’il s’agissait d’une vraie jeune fille et si j’avais à la consulter, il faudrait que je me lave les mains,  que je mette des gants  pour ne pas transmettre de microbes. Il faudrait aussi que je la change, si elle ne peut pas aller aux toilettes elle-même. Et je laverais cette jeune fille malade. Par Mylia M.

Du côté des mannequins

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Photo. Bénédicte M

 

Nous étions  en biologie avec Madame HASSOUNI, ce 27 septembre, et nous devions faire des photos en fin d’heure du côté des mannequins. Il y avait des lits, des faux bébés, des fausses personnes âgées.J’ai choisi de prendre en photo une personne âgée et une dame allongée dans un lit car cela m’a fait penser au métier d’aide-soignante, même si moi, je voudrais faire infirmière.

Je voudrais faire infirmière car ce métier m’attire et j’aime être au contact des personnes. L’infirmier pratique les mêmes tâches que l’aide-soignant, si besoin, mais ses responsabilités sont supérieures. Par Bénédicte M.

Retrouvailles inattendues

Lundi 6 novembre 2017, notre professeur principal nous demande de préparer un questionnaire pour les  professionnels que nous rencontrerons le vendredi 10 novembre.

Photos. Rédaction Paradarius

Nous voila le Jour J. Certains professeurs viennent nous voir pour nous donner des conseils par rapport au comportement à avoir devant les professionnels (être aimable, toujours souriant, curieux) et aux questions à poser. La salle du forum se trouve à côté de la cantine. Elle est éclairée par la lumière du jour, un peu sombre. Devant nous se présente un buffet pour les invités. Puis plusieurs  petits bureaux séparés par un paravent, des chaises pour s’installer. Sur les tables, une feuille indiquant la profession de la personne. Je fais partie du groupe 9. La première personne que nous rencontrons est une auxiliaire de puériculture. Elle nous raconte son parcours. Elle nous dit ce qu’il faut faire après le baccalauréat : passer un concours, suivre une formation de dix mois, faire des stages en milieux hospitaliers et extra-hospitaliers. Elle nous donne des informations sur les salaires en début de carrière : 1600 euros. Et en fin de carrière : 2300 euros. Elle nous explique que ce métier ne consiste pas seulement à s’occuper des enfants, mais aussi à aider et à rassurer les parents. Il n’y a que 25 jours de vacances. Le travail en équipe est très important dans ce domaine. Le risque est l’empathie (apprendre à ne pas montrer ses émotions). Elle nous donne quelques conseils pour notre avenir (être à l’écoute des gens, être aimable…). Nous nous quittons, heureuses, avec des réponses à nos questions. Puis nous passons à Monsieur Mottet. La lumière était plus claire, plus épurée. Nous nous installons tranquillement. Mes yeux restent fixés sur lui. J’avais déjà vu cet homme quelque part, son visage m’est familier. Il interrompt l’entretien et me demande : « Tu t’appelles Maroua ? — Oui, c’est bien moi. — Tu n’étais pas à la maternelle Suzanne Buisson ? — Si, et vous vous étiez animateur là-bas ? Oui, j’ai travaillé là-bas. T’as bien grandi depuis. »

Puis il continue l’entretien avec un sourire. Les  formations d’animateurs sont le BAFA (il coûte entre 500 et 800 euros ), puis un stage pratique de deux semaines, enfin un stage d’approfondissement. Par Maroua B.

Éditorial de la rentrée 2017-18

Photo. DR.

Chers lectrices, chers lecteurs

Nous sommes en 2ASSP1 : Accompagnement, Soins et Services à la Personne. Cette filière a pour but de nous former dans  le secteur de la santé et du social. Elle peut nous diriger vers plusieurs métiers comme : auxiliaire de puériculture, puéricultrice, infirmière, aide-soignante…

Aujourd’hui, nous prenons le relais des ancien-e-s élèves de la filière ASSP.  Paradarius est un blog où les élèves décrivent puis, publient ce qu’ils font durant leurs stages ou les sorties, des rencontres, pour exprimer  leurs ressentis, leurs pensées, en racontant une histoire et en mettant quelques photos. Mais nous montrons aussi ce qui se passe en détaillant et en utilisant nos cinq sens, comme on nous a dit : l’ouie, l’odorat, la vue, le toucher…

Nous sommes nouveaux dans ce domaine  et afin de nous aider, les professeurs nous on fait lire des textes comme celui sur Nellie Bly, la première femme journaliste reporter américaine qui, à la fin du 19ème siècle, s’est fait passer pour folle pour aller enquêter dans un asile situé sur une île près de New-York. Nous avons aussi rencontré des reporters de la revue 6MOIS. Nous avons lus attentivement le blog paradarius pour voir comment les anciens élèves ont écrit. Paradarius a aussi permis que l’an passé, au collège, certaines de nos camarades découvrent cette filière grâce aux anciens articles et décident de s’inscrire au lycée Darius Milhaud.

Merci  de prendre le temps de lire nos articles. Nous espérons qu’ils vous plairont.

A bientôt.

Kadiatou K., Sarah E., Océane H. – Rédaction paradarius

Comme un vrai bébé…

Photo. Tidiane B.

Je suis arrivé dans cette salle où séjournent des mannequins. La première chose qui attire mon attention, c’est l’environnement. Autour de moi, il y a des dizaines de bambins couchés dans leur lit, vraiment protégés. Des lumières allumées, des objets pour jouer éparpillés partout dans la salle. A travers la fenêtre je vois des arbres sans feuilles à cause du froid, c’est l’automne. La température dans la salle est totalement différente de celle de dehors. Dans l’autre moitié de la salle il y a des tables et des chaises bien rangées, pour les élèves, un bureau pour le professeur qui fait face aux élèves et, dos au tableau, un projecteur, une armoire installée à droite pour ranger le change des mannequins.

Une bonne odeur de bébé te donne envie de rester là, longtemps. J’ai l’impression d’être dans une vraie salle de nourrissons. Un professionnel présent pour bien s’occuper de ces bébés. C’est un environnement favorable à leur vie.

Je me suis dit que j’ai été comme eux à un moment donné, et qu’ils seront comme moi, un jour. J’ai pris ce bambin dans mes bras en le regardant et en souriant. Le mannequin ressemblait vraiment à un nouveau-né, avec la couleur et le grain de sa peau, son mode vestimentaire, bien protégé contre le froid. Ses yeux qui brillent. Et en plus il pesait lourd. J’ai vraiment eu peur car j’ai  l’impression qu’il allait tomber. Par Tidiane B.

J’ai rencontré des professionnels

Madame L*** nous a annoncé que nous allions avoir une semaine de professionnalisation le vendredi 10 Novembre 2017.

Nous voilà ce vendredi 10, à 8h00. Nous attendons tous dans la cour avec la classe des élèves seconde ASSP2 et ce froid glacial qui nous hantait à travers nos manteaux. Nous allons rencontrer des professionnels qui ont fait la même formation que nous. Nous avons fait des groupes avec notre professeur Madame L***. On nous a dit d’avoir un bon comportement vis-à-vis des professionnels en vue de notre formation dans le domaine ASSP (Accompagnement, Soins et Services à la Personne). Ils vont nous faire vivre leurs parcours professionnels et leurs voies professionnelles.

Photo. Rédaction Paradarius

Après avoir fait les groupes, on s’est assis à des tables et les professionnels ont pris la parole. Il y avait toutes sortes de personnes qui travaillaient dans plusieurs domaines. Par exemple, il y avait une auxiliaire-puéricultrice, une puéricultrice, un animateur, une infirmière puéricultrice, un aide-soignant, des auxiliaires de puéricultrice en alternance…

A la fin de cette journée, il nous restait une personne à aller voir : un aide-soignant, Monsieur C***. Il a été très touchant. Il nous a raconté tout son parcours professionnel. Il avait fait un métier qui n’avait rien à voir avec le métier d’aide-soignant. Il travaillait dans le conditionnement. Un jour, il a décidé de changer de formation et de passer le concours d’aide-soignant. Il l’a réussi avec succès. Aujourd’hui cela fait plus de seize ans que Monsieur C*** est aide-soignant dans un hôpital.

Le moment des questions est venu. Voici les questions qui revenaient le plus souvent : A quel âge partons- nous à la retraite ? Quel est le salaire d’un aide-soignant ? Est-ce qu’il est chef de service ?…  Au bout de 30 minutes, on l’a remercié d’avoir répondu à nos questions. On lui a fait remarquer que son parcours était très intéressant.

Cette journée nous a permis de faire un travail de groupe. Ces interventions ont répondu aux attentes de la plupart des élèves. Dommage qu’il n’y ait pas eu une intervention sur les pompiers, car c’est le métier que j’aimerais faire. Par Elodie C.

Les pieds !!!

Photo. Ilhem B.

La photo a été prise en salle 202,  le 27 septembre 2017. Il s’agit d’un mannequin avec lequel nous nous entraînons pour les stages, lorsque nous serons en situation.

Madame S*** est assise au fond de sa chambre, dans le noir, dans un froid glacial. Elle porte un short et un pull à manches courtes. Elle m’appelle et me demande d’ouvrir la fenêtre. Je lui explique que nous sommes en hiver et que dehors, il fait -4 degrés. Il faut s’habiller chaudement. Au début madame S*** est contrariée. Elle me demande gentillement de l’habiller car elle ne se sent pas bien. Je lui mets un pull en laine, un pantalon en coton et je l’aide à s’installer sur sont lit bien confortablement .

20:00. L’heure du dîner de madame S****. Une infirmière lui apporte son repas : une soupe, du fromage. Madame S*** m’appelle. Elle veut que je l’aide à mettre ses chaussettes. Ses chaussettes ? Cela a l’air normal, mais pour moi c’est un défi de haute taille.  J’ai une phobie un peu particulière, j’ai peur des pieds. Je ne sais pas pourquoi. J’appréhendais ce moments. Alors pour lui enfiler ses chaussettes, je mets des gants et je tourne la tête. Je lui explique ma phobie pour ne pas qu’elle le prenne mal . Elle l’a bien pris. Elle me comprend et me dit que je suis courageuse.

J’ai inventé cette histoire pour me préparer à l’avenir. Texte par Maroua-Darine B.